• Conclusion

     

    Conclusion

                                                                                                                                         photo A.Cassim

     Les projets étudiés sont donc très intéressants en matière d'énergie : avec une houle constante, un appareil subviendrait efficacement aux besoins énergétiques de nombreux foyers. 

    L'impact environnemental de ces infrastrucures reste très faible : aucune émission de gaz ou de déchets quelconques durant leur fonctionnement. De plus, la houle est une formidable source d'énergie. Il serait dommage de ne pas chercher à en tirer bénéfice.

     

    Selon l'Ifremer (institut français de recherche pour l'exploitation de la mer), les énergies marines pourraient fournir 3 à 5 % de notre électricité (en France) d'ici 2030. Justement, avec 58 réacteurs en activité, la France est le pays le plus nucléarisé au monde par habitant et possède le deuxième parc de réacteurs après les États-Unis. Il produit 75 % de notre électricité, mais seulement 17 % de notre énergie. (Au niveau mondial, le nucléaire produit à peine 2,4 % de l'énergie consommée.)

     

    L'énergie des vagues et son exploitation permettraient donc à la France de varier ses modes de productions, pour s'inscrire dans une démarche plus durable.

     

    Cependant, la conception de tous ces systèmes est complexe, et le développement se fera au long terme. Il y a en effet beaucoup de difficultés : la production d'énergie est rendu difficile par le caractère irrégulier des vagues, (il s’agit en effet d’un phénomène aléatoire oscillant, dont les caractéristiques de période et d’amplitude varient vague après vague, mais atteint toutefois une certaine régularité lorsque qu'il s'agit de la houe). Ensuite, le caractère inhospitalier du milieu marin est un élément qu’il ne faut pas sous-estimer : des prototypes ont ainsi été détruits lors des premières tempêtes, montrant que la robustesse est très importante sur ces installations.

     

    L'essor de ces filières passera par la preuve de la viabilité économique, productive et technique de ces projets.

     

    Selon l'ADEME, La consommation annuelle d’électricité d’un ménage moyen(2,1personnes, hors chauffage, eau chaude et cuisson) est d’environ 4 000 kWh, mais elle atteint facilement 8000 kWh.

     

    En une heure, le Pelamis peut produire 2,25 MW soit 2250 kW, donc en un an, il peut créer 20 millions de kW (arrondi ne tenant pas compte des maintenances).
    Ainsi, un Pelamis peut alimenter près de 3000 foyers en un an, ce qui est cohérent avec les chiffres annoncés.

     

    Un Wave dragon a une production nominale variant de 4,7 à 11 Mw et de 12,20 à 35 Gw par an selon les modèles.

     

    Searev pourrait lui alimenter 200 foyers. Et avec une quarantaine de Searev (ce qui correspond à une surface d’environ 1 km²), les Searev produiraient de quoi alimenter 8000 foyers, c'est-à-dire une ville de 20 000 habitants.

     

    Le limpet peut lui produire 500kW, soit 200 foyers alimentés.

     

    Les énergies des vagues produisent pour le moment de petites quantités d'énergie. Cependant, elles pourraient par la suite devenir, assez, voire très productives et permettraient, combinées à d'autres types d'énergies renouvelables (barrage, hydrolienne, solaire, éolien…) participer à l'avenir énergétique de demain et peu à peu remplacer les énergies actuelles.

     

    Les énergies renouvellables pourraient satisfaire 70% de la consomation d'ici 2050 si les volontés sont présentes. Les moyens de production utilisant l'énergie des vagues pourraient donc faire partie des clés permettant une transition énergetique vers un modèle durable.

     

    Encore faut il s'en donner les moyens...

     

     I love wave power

     

     

     "Que l'énergie des vagues soit avec vous !"